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Source de la photo (bibliothèque) : http://www.coxorange.be

Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 19:35

 

Ils

 

sont beaux.

 

Articles précis disjonctés, se campent sous une acception pratiquement syncrétique : d'artifices, d'art et d'orifices.

 

D'office un artifice ment, mais dans son mensonge il peut et souvent se doit d'émerveiller – purement. Et créer un leurre pour étonner, n'est-ce pas là aussi le propre de l'art et ses créations ?

 

Art : l'usure si belle du temps, emboîtée. Dans une belle boîte.

 

Mes arifices sont des oriflammes, en forme d'hérésie personnalisée et enfouies, encore méconnues – le tissu semble texturé; c'est le jeu de mots d'abord qui m'excitait. Nonobstant – quel mot! Ouvrir : pour faire sortir ou faire entrer. J'ouvre mes portes à l'art, impunément, en toute franchise et avec intensité, au prix d'un long et large dévissement.

 

Par des arifices, poursuivre la quête sans cesse renouvelée de m'être ce que je suis, et ce que je serai peut-être. Je vais je veux penser, aussi, évidemment. Car un arifice n'est pas seulement ouverture, c'est également une plateforme, ambivalente et protéiforme certes, mais constituant la première solive du sol de ma chambre. Désir : architecturer l'armature d'une philosophie de l'art sans logique prédéterminée; en somme, sans a priori académique.

Non pas que je le refuse, cet a priori, seulement que je n'en suis point issu, et que je préfère me hasarder plutôt qu'attendre, et que je tente la fusion de deux sémantiques en cours de définition et déjà lourdes de sens : philosophie (amour de la sagesse) et art (épanouissement et jouissance de mes facultés créatrices).

 

Sur le chemin, me réinventer ces mots et créer une doctrine nouvellement orthodoxe : rassembler de la continuité sur un blog. Et surtout, finalement, je veux parvenir à quelque chose de bien plus simple que cette première tentative d'explication; trop complexe pour être réellement complexe.

 

Penser l'art, pour apprendre à se penser

et rejoindre l'orifice ultime : le derrière de l'univers.

 

mon écriture

entre deux pôles

Autre et Moi

Vie et Mort

infiniment limités

la dualité inhérente

source de cohérence

 

Mon cerveau gauche s'ouvre sur le droit :

l'artifice est complet, et l'art devient orifice.

Publié dans : D'Art
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